Vendredi 25 août 2006(3e partie) : Le combi, moyen de transport ou sport national ?
Le soleil s'est levé et il faisait même chaud ! On a donc laissé tombé pull et veste! Cet après midi je suis allée du côté du hogar avec Béa. J'ai repéré le trajet : 40 min en combi ! (Lima semble vraiment immense).
Ah, les combis !! C'est tout une histoire ! Je qualifierai même ça de sport national, ou du moins liméen ! Ils roulent tous super vite, à quelques cm les uns des autres, en changeant de file n'importe comment…!
Ce sont des minibus sur lesquels sont notés les arrêts principaux. Dans les quartiers moins fréquentés ils s'arrêtent à chaque carrefour pour demander aux personnes qui se trouvent là si elles veulent monter.
En fait dans chaque combi il y a deux personnes qui travaillent : l chauffeur (quelle énergie, habileté, rapidité, culot…!!!) et le "cobrador" c'est-à-dire la personne qui ouvre la porte à chaque arrêt, que ce soit un stop, un feu ou un arrêt de bus (ou plutôt la porte s'ouvre toute seule quand ça freine !!) et descend pour crier la destination et le trajet du combi : il cherche à rameuter du monde !!
Si on en voit un qui arrive et qu'on veut le prendre il suffit de lui faire signe de la main (mouvement de haut en bas) à n'importe quel endroit et il s'arrête, sauf dans les grandes avenues où là il doit respecter les arrêts. J'ai piqué un fou-rire quand le combi a redémarré en trompe à peine j'avais posé le pied sur la marche pour rentrer et on s'est scratché sur la banquette du fond quand on a voulu s'asseoir, tellement il allait vite ! En fait il voulait rattraper le combi précédent et même le doubler pour lui piquer ses clients !! Ils sont fous ces Péruviens !!

Dans chaque combi il y a une icône ou un tableau du Christ à côté du chauffeur. C'est vrai qu'il faut avoir la foi et confiance pour monter dedans !!!
Quand le combi s'arrête il y a des vendeurs de boissons, de bonbons, de glaces (certainement congelées, décongelées, recongelées et là plutôt molles !) qui proposent d'acheter à travers les vitres ouvertes du combi (où certains montent). Je me suis demandé à un moment si la vendeuse allait avoir le temps d'être payée avant que le combi ne redémarre en trompe… eh bien oui ! Ils savent s'y prendre, il doit y avoir une technique (endroits stratégiques…) !
Pendant le trajet le cobrador vient nous voir, nous demande notre destination et nous fait payer. C'est souvent 1 sol, sauf pour les tous petits trajets où c'est 50 centimos. Il nous donne ensuite un petit billet (= un boleto) ou alors il faut l'exiger sinon il pourrait nous reprocher de ne pas avoir payé et on n’aurait pas de preuve. Il y a du monde qui monte et qui descend tout le temps alors c'est vrai que je me demande comment le gars fait pour suivre puisqu’il nous fait pas payer tout de suite quand on entre…