Avent

Publié le par Cécile

C'est tellement bien et ça me parle tellement que je ne résiste pas à la tentation de vous partager ce texte tiré de Notre Dame du Web (retraite spi de l'Avent) :
 

Certaines personnes ont le don de rayonner la paix et la patience : souvent les gens des îles, de vieux paysans,
une lingère qui plie des draps avec une sagesse pleine de grâce, un malade qui, par son tact, donne l'impression de soigner les autres plus qu'il n'est lui-même soigné.
Et ces enfants joyeux qui jouent consciencieusement avec trois fois rien, et ce serveur italien qui chante plus qu'il ne parle, et.. ?
- Eh ! Certaines personnes, oui, mais ils n'ont pas tous mes soucis. « 
Avouons-le, nous aimons nous plaindre. Le trimestre se termine, et l'heure des bilans peut être amère : ce travail qui devient monotone, cette difficulté de relation avec les collègues de bureau, cette maladie qui ralentit l'élan de l'existence, la lutte pour un salaire décent à nouveau refusé, l'incompréhension d'un(e) proche qui surprend et blesse, le chaos politique d'un pays divisé, des prières qui tardent à s'exaucer, ...

Reconnaissons-le sans tristesse: tout ce qui construit notre bonheur n'est pas encore assez libre. Il est nécessaire de s'alléger. Célébrer Noël, c'est célébrer une délivrance inconditionnelle, celle que Dieu offre sans réserve à qui se lance à sa suite. C'est un suspens paisible et captivant que de rechercher sa trace, son visage et son style d'action dans la vie du monde et de l'Eglise.
Par l'Incarnation, Jésus est presque devenu notre locataire : il loge dans notre cœur et notre chair, accueillons-le toujours davantage. Il a déposé et dépose sans cesse en chacun de nous une parole qui peut tout changer ; elle enracine dans la paix avant d'entraîner dans des actions où chacun peut vraiment donner aux autres le meilleur de lui-même.

Que notre âme cesse donc de boiter et de se plaindre. Non pas oublier, fuir, mais rendre grâce et agir dans la souffrance comme dans le bonheur. « Douleur et plainte s'enfuiront » si vraiment nous persévérons dans l'espérance. Espérer, ce n'est pas se mettre à l'abri, c'est construire le Royaume dès maintenant de tout son cœur, de tout son esprit, de toute sa force. En matière d'espérance, les plus pauvres peuvent devenir nos maîtres, les plus éprouvés nos guides, les plus pacifiques nos phares. Ces quelques paroles d'une chanson de Jacques Brel écrites peu de temps avant sa mort, écoutons-les d'un cœur simple : la splendeur des îles Marquises est nulle part ailleurs que dans la confiance.

« Ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits […]
Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard […]
Veux-tu que je te dise
Gémir n'est pas de mise aux Marquises. »
NDWeb
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Publié dans cecile-a-lima

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